Zionskirken 1779 ILULISAT

Ceci n’est en rien un carnet de voyage, juste un retour , quelques photos, quelques infos pour ceux que cette destination tenterait…

LOGISTIQUE :

Nous sommes passés pour l’agence 66°Nord. Comme son nom l’indique, son orientation, l’arctique, l’antarctique, les pays nordiques. Accueil et disponibilité téléphonique agréable. Elle propose différentes destinations modulables en fonction de nos souhaits, s’occupe de la planification du séjour : Réservation aller/retour entre Paris- Kangerlusuaq, les transferts internes avion ou ferry, ainsi que l’hébergement en différents lieux. Les activités restent à notre charge, relativement chères mais pour certaines à faire ( on ne va pas tous les jours au Groenland)

Pour une première au Groenland, sans repères, la formule est sympa. Au jour d’aujourd’hui, avec un peu de temps et quelques infos en poche on pourrait se lancer.

Circuit validé: Arrivée Kangerlussuaq, vol interieur pour Sisimiut (30 mn), ferry (1 nuit) pour Illulissat. Retour Kangerlussuaq en vol interne (45 mn)

A savoir : 

Moyens de transport: En dehors des villes, il n’y a pas de route, excepté quelques pistes en sortie de villes menant à des hameaux. Les principaux moyens de transports sont l’avion, le bateau, et l’hélicoptère, voire les chiens de traîneaux l’hiver dans certaines régions. Les vols internes Air Greenland sont relativement nombreux ( plusieurs par jours ) mais souvent pleins donc à réserver par avance  !

Décalage horaire avec la France: -4h , été sans nuit  ( pas de volet ), 2 h du matin grand ciel bleu et soleil ! De quoi y perdre ses repères pendant quelques jours avant que la fatigue ne remette un d’ordre à tout cela. Un œil sur la montre histoire de ne pas divaguer, hum ! en pleine nuit…envoûtée par les icebergs …

Coté argent:  Quoique autonome depuis 2009 (parlement, gouvernement, fonction publique propre), leur chef d’état reste la reine Margrethe II du Danemark. Celui-ci est dans l’Europe mais pas dans l’euro… donc couronne danoise (DK) oblige ! On trouve des distributeurs  dans les « grandes villes » , Nuuk, Aeroport Kangerlusuaq, Sisimiut, Iluisat. Facile de payer par carte dans les super marche ou les quelques boutiques d’artisanat (hyper cher) que vous croiserez… A vrai dire pas vraiment l’occasion de passer par le liquide.

Flore: pas de végétation au delà d’un mètre et encore uniquement dans le sud. Sinon ce qu’on appelle la Toundra composée de :P1100868 Pavot artique / Saxifrage à feuille opposées / Épilobe à feuilles larges/Saule arctique/ Bouleau nain/ Aulne / Angélique/P1100693Linaigrette/Arnica/Ledon des marais ou romarin sauvage/Rumex/Cassiope tétragone/ Prêle des champs/ Orchidées.

Histoire de moustiques, parfois de belles bêtes… : les zones infestées sont variables géographiquement et localement en fonction de la zone traversée, point d’eau à proximité ou non. Stratégie envisageable…modulable !

–> Quand on arrive encore à y voir clair, quand quelques revers de main suffisent à repousser l’agresseur, on peut en rester à la formule locale, cutanée.

Petite recette préventive à base d’huiles essentielles (n’oublions pas, je suis naturopathe): Sur une base de 40ml d’huile végétale ( avocat, jojoba,pépin de raisin) + 40gttes HE Eucalyptus Citronnée + 30 gttes HE Geranium+ 30 gttes HE lavande. Incorporer la préparation à du gel d’Aloe véra dans un pot (plus pratique en voyage). En cas de piqûre, certains moustiques étant plus motivés que d’autres…appliquer directement de HE de lavande Aspic, calme les démangeaisons et stoppe l’inflammation pour les personnes réactives ( mon cas!), renouveler plusieurs fois / jour.

Quand, de quelques uns, on passe à la multiplication des pains, oups des moustiques, que l’offensive généralisée est lancée, l’heure de la retraite sonne : la moustiquaire de visage ( toujours à portée de main).P1100878 Et vous voila, telle une veuve drapée avançant sur le sentier, saluant d’un sourire complice d’autres veufs ou veuves .

 

Kangerlusuaq (2 nuits)

Pas vraiment une ville, la porte d’entrée du Groenland. 500 âmes éparpillées autour de l’aéroport, une ancienne base militaire américaine (point de jonction stratégique ( ravitaillement) entre les US et l’Europe. Concédée à Air Greenland en 1960.

Hébergement: A 2 km de l’aéroport, Auberge Old Camp : 82 places en 12 chambres. Petit lodge simple établi dans les anciens locaux de l’armée américaine. Style auberge de jeunesse, propre, possibilité de faire sa cuisine, sanitaires non privatifs impeccables. Service navette ( vieux bus scolaire québécois) entre le lodge et l’aéroport. En général il attend l’arrivée du seul avion de la journée en provenance de Copenhagen (9h30), att pas de signe distinctif, se renseigner auprès du chauffeur. P1100757P1100613

Prix raisonnable, petit    déjeuner inclus à volonté.

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Old Camp

 

Plus « classe »: Artic Lodge ( attention mode… Kangerlussuaq), plus cher.

–> Un petit super marche au sortir de l’aéroport, on y trouve de tout,  du Nutella à la crème Nivéa… ( et oui!) Les prix quoique plus chers que chez nous restent abordables. Alors pas de panique côté alimentaire !

–> A voir : le  musée , implanté dans les anciens locaux de commandement de US Air Force. On est accueilli par un charmant vieux monsieur qui propose le thé. Un musée d’une autre époque, figé dans un temps  n’appartenant plus qu’à l’histoire, mais riche en photos et documents concernant cette période  importante du Groenland. Prix d’entrée à ce jour : 75 dk.

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Inlandsis

–> Promenade vers Inlandsis, immense calotte glaciaire  recouvrant 85% du Groenland (plus de 3 km de profondeur en son point extrême): 3 possibilités s’offrent à vous. Pour les plus courageux, le VTT, compter 5 bonnes heures de pistes avec des passages sablonneux…P1100745 L’autre solution, l’agence locale « Arctic Circle » un beau circuit en 4X4 de 5 H jusqu’à l’Ice cap. Compter 600 Dk par pers. A pied, possible mais compter deux jours en free land total. Poser le pied sur l’Inlandsis est quelque chose d’assez grandiose, une mer de glace à perte de vue…la sensation de vivre l’infiniment petit.

–> Randonnée : possibilité de rejoindre Sisimiut ( bord de mer) à pied. Compter deux semaines en autonomie complète. Aucun ravitaillement possible dans un environnement hostile entre lacs et toundra, végétation basse et pauvre composée de mousse et d’herbes, voire quelques variétés de bouleau bonzaï. Donc vigilance et boussole  .

Sisimiut (2 nuits)

30 minutes de vol depuis Kangerlusuaq, un survol magnifique sur un paysage lunaire de toundra aride et de lacs. 30 mn , les yeux rivés au hublot. Arrivée sur un adorable petit aéroport de bord de mer digne d’une maison de poupée.

P1100858Sisimuit, coquette petite ville  avec ses maisons aux couleurs multicolores comme posées sur les rochers. La plus septentrionale de la côte ouest dont le port est libre de glace toute l’année.  Population: 6024 âmes  y compris les villages environnants.

Coté emplettes : Le centre, enfin ce que l’on peut considéré comme centre se trouve sur le haut de la ville. Supermarché, banque, poste, sans oublier une adorable petite librairie bien achalandée ( tout en danois ou en Inuktitut ) . Disséminées de ci de là, quelques boutiques de vêtements en tout genre, n’hésitez pas à pousser les portes. Pour ceux qui chercheraient à ramener un peu d’âme inuit, c’est à dire l’artisanat typique de l’art Inuit reconnu : Le Tupilak. Créature spirituelle ou mythique invoquée par les chamanes inuits, sculptée dans les bois (andouiller) de rennes. Vous trouverez un bel échantillon d’œuvres d’artistes locaux, à l’étage d’une petite boutique multifonctionnelle. Une micro galerie entre tee shirt et botte en caoutchouc, tenue par un jeune danois passionné d’art Groenlandais. Compter entre 80 et 130 euros, œuvres signées et validées  » Art inuit »  . Si votre séjour ne passe pas par Nuuk, alors c’est à Sisimuit qu’il faut le prendre. Illuissat ne présente que peu d’art inuit ou beaucoup plus chers car plus touristique… (hum !!) . J’ai eu du nez !

On ne se bouscule pas dans les rues, quelques touristes de ci de là, sans plus.

A faire: deux randonnées à la sortie de Sisimuit , direction l’aéroport. 1 ) la Hard Route, 5/6 heures, terrain sportif voire zone exposée. 2) Palasip Qaqqaa, 3h, petite grimpette à travers une variété de saule nains…et airelles , beau point de vue a 360° sur la mer, le fjord, et la ville. Att partir à l’aventure surtout sans boussole est à ses risques, aucun sentier, toundra à perte de vue.

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Eglise 1775

A voir : un mouchoir de poche ! la première église de 1775 et le musée , ne pas louper la projection du film tourné dans les années 30 par Knud Rasmussen. On se rend compte de la propulsion de peuple Inuit.

 

 

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jardin 076La photo….une autre passion !

J’ai souhaité cette rubrique consacrée à l’instantané, aux instants fugaces et magiques  que sont la rencontre  du regard et du sujet immortalisé par l’objectif. Tout comme l’écriture j’aime   distiller le mystère, laisser libre court à l’émotion, à l’imaginaire de l’observateur d’y voir, d’y construire sa propre histoire…

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Lundi 28 mars

 » Le réveil des mémoires »

au sein des Librairies ALEF

Des librairies indépendantes de terrain, des lieux d’échange, de découverte et de rencontre que nous vous invitons à visiter et dans lesquels nous sommes heureux de vous accueillir.

Librairie ALEF

Librairies ALEF ( catalogue )

Rubrique Littérature , Page 35 

 

Mardi 4 août

GREENLAND / GRONLAND / GROENLAND…

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Féerie de glace

P1110431Des jours sans nuit.

Des nuits sans jour.

 

Une beauté à couper le souffle …!

L’envoûtante blancheur immaculée des icebergs à perte de vue. L’esprit s’en égare, y voit des cathédrales, des visages, des châteaux… mirages de  glace auxquels on ne peut résister. Que dire de plus, les mots ne seraient pas à la hauteur de ce que les yeux ont pu voir, ce que le cœur a pu ressentir devant ce spectacle grandiose.

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Glacier Eqi (Epiq Sermia)

 

 

 

 

 

Pour ceux que cela intéresse, je vous propose de glisser vers la rubrique Groenland dans Carnet de voyage, vous y trouverez photos, infos pratiques, retours sous forme de thèmes.

Amitiés

Joëlle

 

Mercredi 8 Juillet 

Les vacances approchent, voire déjà bien entamée pour certains, la chaleur au rendez vous, peut être un peu trop me direz vous !

« Dame Nature » se rappelle à nous…à nous de l’écouter !

Sans elle que serions nous ???? ( à méditer !)

Levanto 773 couverture (1)
Aquarelle réalisée spécifiquement. Auteure: Marie-Claire Daniel

Ma seconde aventure littéraire suit son cours, le manuscrit est en cours de correction. J’en profite pour dire un grand merci à ceux qui ont répondu présent à mon appel, il reste encore quelques places vacantes… si je peux m’exprimer ainsi alors si l’Italie vous tente, laissez Julia vous guider aux frontières du connu, vers un univers déroutant. Mémoires oubliées sous le silence des années… (maquette de la couverture en cours )

Agenda : DESTIN vous attend le 12 Juillet au Marché du LIVRE d’Uriage de 10 à 18 H ( 38 Isère), manifestation organisée par l’Office du tourisme.

A PRÉSENT DESTINATION GROENLAND ….

Je commence à plonger mon nez dans la préparation du sac à dos, direction le Groenland. Départ prévu le 20 Juillet. Je commence à lister le matériel indispensable style boussole, moustiquaire, kit de survie alimentaire…, les « épiceries » ne sont pas vraiment légion des qu’on s’éloigne, matos photos, sans oublier mon inséparable compagnon de route (cahier).  Une belle rencontre en perspective dans cet univers d’iceberg. Au programme : Ferry Côtier, transfert en vol intérieur (réseau routier inexistant), randonnée calotte glacière…, l’immanquable détour par la  » cabane de Paul Emile Victor » un pionnier de l’Arctique. Pour étoffer l’ensemble, une navigation en baie de Disko et sait-on jamais un face à face avec une baleine… Je salive par avance…Coté pratique: la galère ! pas vraiment évident pour trouver en France carte et guide sur le Grand Nord même dans les librairies  dite orientées voyages. La destination n’étant pas vraiment demandée.  Un seul endroit sur Paris (Un choix important que ce soit Cartes, littérature ou guide) : WWW.maisondugroenland.com

Guide du Groenland

                      De même pas vraiment facile de réserver soi-même chez l’habitant , les possibilités physiques et la communication restreinte (essentiellement Danois dans le meilleurs des cas )  d’où notre choix de passer via une agence spécialisée : http://www.66nord.com/

NB: Ce site est jeune, je le remplis progressivement , encore plein de chose à partager…j’actualise au rythme de mon espace de liberté entre activité professionnelle (naturopathie/ énergétique), écriture… les graines du prochain roman en germination et voyage…

Je vous souhaite à tous et à toutes un très bel été où que vous soyez !

Amitiés

Joëlle

Vendredi 12 juin 

Çà y est le contrat vient d’être signé !

Reste à lancer l’appel à souscriptions: 195 parrainages pour mettre « Le réveil des mémoires » sur son chemin. Concrètement qu’il soit publié.

Comment me direz vous ?

Tout simplement en envoyant un chèque de parrainage de 19 euros à l’ordre des éditions THOT en stipulant votre souhait de participer à la naissance du second roman de Joëlle Giraud-Buttez : Le réveil des mémoires.

Le roman vous sera envoyé dès sa parution  ( courant novembre) par l’éditeur, alors n’oubliez pas de glisser vos coordonnées postales. Je vous tiendrai au courant de l’évolution des souscriptions, puis du cheminement avant publication.

 Editions THOT , 3 quai du Drac,  38600 Fontaine

 editionsthot@yahoo.fr           www.editionsthot.com

Par avance merci à tous ceux qui répondront présents et ainsi me permettront  de concrétiser une nouvelle aventure…littéraire cette fois !

Amitiés

Joëlle

 Lundi 1er Juin

2015-05-31 15.49.44Un grand merci, à l’équipe bénévole du festival  » carnet de voyage » qui a réuni de nombreux carnettistes des quatre coins de France et tout cela dans une ambiance conviviale , une organisation sans faille. Plus de 850 visiteurs, de beaux échanges entre amoureux du voyage. De belles présentations de films: Rajasthan, Quebec, le Spitzberg, Solidream ( le tour du monde en vélo en 3 ans), le Chaddar. Une expérience à renouveler. DESTIN y a reçu un bel accueil…

Coté littéraire, l’aventure se poursuit. Après la première étape de la validation éditoriale, reste à se pencher sur le projet de couverture, une amie  aquarelliste y travaille et à trouver  le titre (oups, partie périlleuse…).

 26 mai 2015 : L’aventure littéraire se poursuit…

A tous mes lecteurs en attente , j’ai le plaisir de leur annoncer la publication de mon second roman somme toute « très apprécié » par le comité de lecture et l’écriture saluée. Après le choc des cultures avec DESTIN , celui des croyances vous attend dans l’Italie du silence…  Omerta, obscurantisme, trahisons, injustices...les maîtres mots de ce second roman.

Je ne vous en dis pas plus…si ce n’est un ouvrage, profond, attachant et inquiétant ! Parution automne 2015 (date précise à définir avec l’éditeur).

DESTIN continue son chemin, il avance, trouve ses lecteurs qui en redemandent… L’occasion pour moi de belles rencontres et de beaux échanges. Pour la petite histoire…lors du salon de Rives en Isère , la rencontre avec Catherine qui m’a gentiment proposé de présenter le film réalisé durant cette magnifique aventure que fut la descente de la Rivière Gelée ( nord de l’Inde) les 30 et 31 mai lors de la 9 ème édition du week-end du Carnet de Voyage à BEAUREPAIRE . Alors si certains d’entre vous souhaitent associer les images au récit de voyage en cours…qu’ils n’hésitent pas. Je me ferai un plaisir de partager avec eux. Projection à 16h le samedi 30 mai.

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26 avril 2015

De retour du Lot et Garonne, après deux séances de dédicace,  je reviens vers vous. Un grand merci pour l’accueil de la Librairie Livresse et de l’Espace Culturel Leclerc de Villeneuve sur Lot, ainsi que pour les agréables moments échangés avec les futurs lecteurs de DESTIN.

Avis aux amateurs !

Sur les traces de Fölmi : l’aventure commence…, alors venez vite m’y rejoindre dans Carnet de Route . A chaque jour ses émotions ! 

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA             Sur les traces de Jack London

« Quand un rêve devient réalité ! »

Qui dit « Jack London » dit chiens de traîneaux… je vous invite à vivre en direct séances film à l’appui cette magnifique expérience que fut ce raid en chiens de traîneaux, en compagnie de Kali, Kiff, Kain, et Mika…

Une belle rencontre !

Aventuraid 

Un grand merci à Gilles, Marie, et leur sympathique équipe de muchers …

Juste une petite mise en bouche avant le grand départ…un extrait de l’album de Florent Volland auteur / compositeur , texte en Innue langue des amérindiens Montagnais (région Lac St Jean). Merci Gilles pour tes conseils. Une belle découverte.

Girardville

 » Au lac Saint Jean, la route s’arrête, l’aventure commence… »

 

 

 

Lever de soleil sur le Lac de la Truite, à couper le souffle !

Le park MAHIKAN (loups Artiques / Loups gris)

En regardant dans mes yeux,
S’il-te-plaît souviens-toi que je suis timide.
Tu n’as rien à craindre.
Car c’est l’homme qui nous a mis sur terre ensemble…
J’aimerais  ne pas être si incompris,
Après-tout c’est l’homme qui dit que je ne suis pas bon.
S’il pouvait prendre le temps de me connaitre, comprendre qui je suis réellement, alors peut-être aurais-je la chance de demeurer en ce monde, si ses peurs ne tuent pas ma famille.
C’est votre choix de m’aider,
Hommes, je ne suis pas celui que l’on vous a fait croire.
Je veux être tout simplement compris et être libre…

B. Schmitz (traduit de l’anglais)

En un clic je vous invite à entendre l’envoûtante mélopée nocturne à deux pas du gite, instants inoubliables.

Pour connaitre l’histoire de Gilles et ses loups , un petit œil sur le site….

Extrait : Miam Maikan de Florent Vollant

QUEBEC

Québec, belle endormie dans son silence hivernal, -33°. Malgré le froid les doigts engourdis ne résistent pas à l’envie de te faire vivre dans le cœur des autres.

Fleuve Saint Laurent / Chateau de Frontenac

 

« De magnifiques souvenirs qui resteront à jamais gravés dans mon cœur. »

Merci à Mylène (notre muscher),  Hervé et Claude (compagnons d’aventure) sans oublier nos 21 compagnons à quatre pattes sans qui, mon rêve en serait resté au récit de Jack London…

En attendant que votre grand jour arrive : DVD (voyages aux pays d’en haut) / film (la dernier Trappeur) et roman de Nicolas Vanier (Le grand voyage )

Amicalement

Joëlle

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Quelques propositions de lecture extraites de ma bibliothèque.

  • Alexandra DAVID-NEEL Grand Tibet et Vaste Chine ( volumes PLON)
  • ECRIRE : Margeurite DURAS ( Gallimard)
  •  L’Odyssée de l’ « Endurance » Sir Ernest Shackleton ( Phébus libretto)
  •  Funérailles célestes : XINRAN ( éditions Philippe Picquier)
  •  Loin de Chandigarh : Tarun J Tejpal ( Buchet Chastel)
  • Les Bienveillantes : Jonathan Littell (Galimard)
  • Pierre de Patience  Syngué Sabour : Atiq Rahimi ( P.O.L)
  • La montagne de l’âme: Gao Xing Jian , prix Nobel de littérature ( Editeur de l’Aube)
  •  L’AMOUR aux temps du CHOLERA: Gabriel Garcia Marquez (Grasset)
  • Un Homme obscur : Marguerite Yourcenar (Gallimard)
  • Dans les forêts de Sibérie : Sylvain Tesson (Gallimard)
  • Passagère du silence: Fabienne Verdier (Livre de poche)
  •  Quand reviennent les âmes errantes: Francois Cheng de l’Accadémie francaise ( Albin Michel)
  •  Les brumes de l’apparence: Frédérique Geghelt (Acte sud)
  •  Maintenant ou jamais!: Dr Christophe Fauré ( Albin Michel)
  • Nouvelles Orientales : Marguerite Yourcenar ( l’imaginaire Galimard)
  •  Femmes qui courent avec les loups: Clarissa Pinkola ( Grasset)
  • Le Grand Voyage * , et ** : Nicolas Vanier (Pocket)
  •  Il suffit d’y croire : Laurence Ink ( Robert Laffont)
  • Terre des oublis : Duong Thu Huong (Sabine.weispieser)
  •  La nuit de Maritzburg : Gilbert Sinoué (Flammarion)
  •  Testament français: Andreï Makine ( Mercure de France)
  •  Cette nuit de liberté : Dominique Lapierre / Larry Collins ( Robert Laffont)
  • L’Âme du monde : Fréderic Lenoir ( Edition NIL)
  • Nomade sur la voie d’Ella Maillart ( Arthaud)
  • Les prophètes du fjord de l’Éternité: Kim Leine ( Gallimard)

                                                               Bonne lecture

                                                                                          Joëlle

Levanto 773 couverture                 Le réveil des mémoires     

ROMAN

Parution Novembre 2015

Edition THOT

 

 

4eme de couverture:

Julia,  journaliste-reporter, partage sa vie entre Hiéres, un hameau des Hautes Alpes, où elle a grandi dans le silence de ses origines et Paris. A la disparition de son père, l’Italie l’appelle. Pour la jeune femme, c’est le début d’une longue descente dans les méandres d’un passé sombre et inconnu, dissimulé au cœur de la petite ville de Levanto : Le secret de son père. Omerta, obscurantisme, trahisons, injustice…

A travers un journal intime, la vérité émerge.
Julia pourra t-elle surmonter ses peurs et ses angoisses pour devenir celle qu’on lui demande d’être ?
Cette autre Julia…111

Le réveil des mémoires, nous entraîne aux limites du connu dans une dimension au delà des croyances définies.

Un Roman profond, attachant et troublant.

Interview Radio Grésivaudan du 12 décembre 2015

   Agenda-0aa99 Dédicaces    2014/2015/2016

                                    A vos crayons !

 

 

Salon Lapierre (38)

13eme salon du livre: 12 juin

Mery Sur Oise (95)

La fête du livre : Château de Mery sur Oise

Dimanche 13 mars 2016 de 10h à 18 h.

 

Rives (38)

Au fil des délices…salle François Mitterand

Dimanche 6 mars 2016 de 10h à 18h

 

Paris (75)

« L’inde des livres », les 15 et 16 novembre 2014 : Mairie du 20e- 6 place Gambetta. 10h-20h-entrée libre.

Des auteurs, des rencontres, des débats,une grande librairie indienne, des films, des expositions, des animations…

Rives (38)

« Au fil de l’Amitié » : 12eme salon du livre, dimanche 1er mars 2015, Salle Francois Mitterand. 10h-19h

15h30: lecture, extrait de DESTIN

Les Echelles (73)

Salon du livredimanche 8 mars 2015/ 10h-18h

Villeneuve Sur Lot (47)

  • Librairie Livresse: Samedi 18 avril 2015 / 15h-18h : 44 rue des Girondins /Tel:05 53 36 89 41
  • Espace culturel LECLERC: Samedi 25 Avril 2015 / 14h-17h : route de Fumel

 Beaurepaire (38)

Scan0001Samedi 30 et dimanche 31 mai 2015 / 10h-19h Salle du Rocher

Week-end du Carnets de Voyage ( conférences/ ateliers/ projections/ ouvrages). Site : http://carnet.beaurepaire.free.fr

Le 30 mai/ 14h : Film »Le fleuve gelé » présenté  / Joëlle Giraud-Buttez

Lapierre (73)

Dimanche 14 Juin 2015 / 10h-18h 

Salon du livre : l’Ombre de l’histoire

Retour: de belles rencontres entre auteurs et lecteurs, un sympathique accueil familial.

Uriage (38)

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                               12 JUILLET

DESTIN ainsi que d’autres nombreux romans… (d’autres auteurs) vous y attendent de 10 H à 18 H , qui plus est une agréable promenade dans les magnifiques allées du parc d’Uriage à 400 m d’altitude…

Amitiés.

Sur les traces d’Olivier Fölmi

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Le Zanskar, royaume millénaire fondé en 930, se situe dans la plus haute vallée peuplée de l’Himalaya, traversé par un fleuve du même nom. Le  » Fleuve Zanskar »  trouve son origine dans la confluence de deux rivières : le Tsarap (4650m) et le Doda (4400m) et vient se jeter dans l’Indus entre Leh et Nimu. Dans cette contrée aride, à plus de 4000 mètres d’altitude,  une des plus froides de l’Himalaya , vit un peuple de moines et de paysans, dans le respect des antiques traditions tibétaines. Isolés du monde durant l’interminable saison froide par la neige qui bloque les cols, une seule voie est alors possible pour rejoindre le Ladakh voisin : emprunter le fleuve  gelé appelé CHADDAR en hiver et marcher 150 km durant, non sans risques, sur la glace incertaine. Une traversée de 8, 10 ou 20 jours selon les difficultés rencontrées qu’elles soient météorologiques ou liées à la qualité de la glace. Certains passages peuvent au moindre faux pas, devenir mortels, l’eau vive  coulant entre les glaces brisées est trop froide pour y nager. Quand la glace cède, ou quand le fleuve à certains endroits n’est que partiellement gelé, les voyageurs n’ont d’autres issues que de contourner l’obstacle par l’escalade d’une falaise glissante. Au vu du contexte et des conditions climatiques, une température entre -15 et -30 °aucune chute ne pardonne et  serait fatale.

Allez je ne vous en dit pas plus, et vous invite à me suivre jours après jours …

 Vendredi 25 janvier                                                    

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Fin prête pour le grand départ

Vienne ( Autriche), 8h20. Première prise de contact entre la plume et mon cher petit cahier, futur compagnon de voyage. Nous voilà tous les six pour une escale de 3h avant de poursuivre cette grande aventure disons plutôt expédition, car cela en est une. Le coup de blues d’avant départ n’est plus qu’un mauvais souvenir. Finies les craintes, je suis enfin dedans, je me sens bien. Tout ce mois de doutes semble si loin, mon esprit est prêt à accepter l’inconnu et ses éventuels dangers. Les séances de sophrologie de mon amie Constance, à cette intention vont m’être profitables, le challenge est de taille.

Et oui ! La préparation psychologique, la positive attitude fait partie du voyage !  230 Km  sur glace vive, il y a de quoi ! Ce voyage représente tellement pour moi, je me dois de le vivre intensément, l’aboutissement d’un chemin personnel.

Petit retour en arrière, Aéroport  » Lyon  Saint-Exupéry » (France). Je viens de faire connaissance avec les deux derniers hommes manquants de notre petit groupe. L’idée de vivre 3 semaines seule avec ces 5 hommes me fait drôle, si je compte l’ensemble du staff, je passe à 28. Une première expérience à mettre à mon actif. Nous allons partager des émotions que nous serons seuls à connaître, 3 semaines de souvenirs communs  sur l’échelle de notre vie, au même tire que ceux du Kilimandjaro vécus avec d’autres. A chaque voyage son histoire.

Je vais présenter, notre petite équipe. En tout premier, François V, l’initiateur de ce projet, glaciologue et ami. A notre crédit, déjà deux voyages (l’Inde et le Tibet). Nous avons beaucoup d’affinités, je l’apprécie. Je pense que la réciproque est vraie. Ensuite Claude C, ex-chercheur au centre de Glaciologie de Grenoble, premier contact. il semble calme, réservé, la cohabitation devait être facile. Passons ensuite au second François, François L, une ancienne connaissance (le Garwal en commun), solitaire sympathique pas très bavard. Pour finir nos deux Aixois, Yves P, alpiniste, physicien et son jeune collaborateur Joan, polytechnicien. Deux sympathiques bavards, à eux seuls ils vont mettre de l’animation. Voilà l’équipe au complet, prête à veiller sur la faible femme au cas où ! Mais François V à confiance en moi, alors pas de soucis !

Je reprends mon cher petit cahier en plein vol, il nous reste 3h40 pour Delhi. Nous survolons actuellement la région de Téhéran, le soleil commence à se coucher à l’horizon, magnifique ! Pour la troisième fois je vais poser le pied sur cette terre Indienne de nuit. Une émotion toujours intacte.Ce pays me fascine toujours autant, je crois que je vais à jamais renoncer à essayer de comprendre pourquoi. Je l’aime, c’est tout !

J’ignore ce que seront les conditions climatiques exactes la-bas, tout ce que j’espère c’est que je pourrais toujours remplir mon petit cahier. Je sais que certains l’attendent. Dans ma solitude glaciale, cela me soulagera de lui confier mes émotions, et sait-on jamais, peut-être mes angoisses. Actuellement, nous savons qu’à Leh (capitale du Ladakh) où Raju notre guide indien nous attend, la température avoisine les -17°C avec 15cm de neige. Il semble satisfait de l’état du fleuve. Sur les six protagonistes de l’histoire je crois que je suis la seule, à ne pas avoir vu de reportages sur cette descente du Chaddar, juste quelques photos. Je crois qu’il en est mieux ainsi, pas de stress inutile (enfin pas trop !). J’aurai de ce fait tout à vivre sur place. L’inquiétude, je l’ai plus ressenti parmi mes amis qu’au fond de moi. En ce qui me concerne c’est OK, je suis fin prête dans la tête.

Je reprends mes écrits, il est 5h du matin (heure locale) et toujours la même journée enfin non ! Nous sommes passés au 26 mais bon je n’ai plus les idées très claires. Je n’ai pas dormi une minute depuis les 3h de mat (heure française) du 24 janvier, dur, dur ! Alors petit cahier accepte mes excuses pour mon esprit quelque peu embrouillé concernant les heures et les dates.  Pour l’instant je tiens encore debout, c’est le principal.

Bon récapitulons, arrivée Delhi à11h du soir, heure indienne. Là, surprise personne pour nous attendre, du moins c’est ce que nous avons cru. Méprise sur le lieu de rendez-vous. Bilan 1h30 d’attente inutile, cela commence bien. Arrivés 2h à l’hôtel pour un réveil prévu à 3h15, le choc ! si l’on soustrait, le remplissage des fiches, la remise des clefs, la récupération des bagages par chambre. Bilan 1h de sommeil à gérer au mieux…

Contrairement à mes espérances silencieuses, la cohabitation nocturne avec un de mes compagnons semble et sera de mise pour la poursuite de notre aventure. Après élimination des ronfleurs potentiels, il ne me reste plus que François L et Joan. Mais bon il fallait s’y attendre !

Ce sera donc François L.

Nous avons eu droit au thé pour le réveil, disons ce que j’ai pris pour du thé corsé était en fait du café, vraiment à côté de mes pompes. Récupérer ce manque de sommeil ne sera pas être une mince affaire. L’aventure commence et moi j’arrête d’écrire.

               

Samedi 26 Janvier                       

Fleuve Gelé 019Reprenons, 5h du matin, armes et bagages, aéroport de Delhi, destination Leh, plus vraiment les yeux en face des trous. Je ne sais plus trop où j’en suis. Un peu perdue dans cette journée sans fin, mes neurones s’affolent, les yeux rivés sur le tableau des départs. Le vol prévu de 7h30 destination Leh donc « le notre » vient de passer en « Security » avec une heure de retard, flûte ! Assise à même le sol, la tête sur le sac à dos, j’essaie de voler quelques minutes de sommeil au jour. Mission impossible. Il y a un bruit d’enfer du aux annonces répétitives et à la vie ambiante. Les zones d’attentes des vols intérieurs indiens sont des vraies fourmilières, agitations incessantes sommes toutes organisées aux dires des autorités compétentes mais incompréhensibles à nos yeux. Ma tête est grosse comme une pastèque.

Cette fois c’est la « Cata », le vol passe en « Canceled », annulé pour raison d’intempéries sur Leh. Une tempête de neige rendant l’atterrissage impossible.

Une nuit sans sommeil pour rien !

Nous essayons de ravaler notre déception. Notre contact sur Delhi doit venir nous récupérer, la journée sera à l’improvisation. Ce sera donc, actualité oblige, le défilé national, aujourd’hui journée de l’Indépendance Indienne. En invité d’honneur, devinez ? Notre président Sarkozy.

Fleuve Gelé 014
Fête nationale

Et oui ! On a pas rêvé, il nous poursuit.

17h, retour à l’hôtel. Que cette journée fut dure, plus de quarante huit heures sans dormir, une première, une horreur… 18h à la montre, des nausées de fatigue m’assiègent. Je tire ma révérence, tant pis pour la « bienséance » je saute le repas, je crois que je vais me laisser aller, advienne que pourra !

Flûte ! Delhi ne semble avoir aucune pitié pour les pauvres voyageurs en mal de sommeil que nous sommes. Des tambours dans la rue, sans doute une fête. Mais au point où j’en suis, un tremblement de terre arriverait tout juste à me sortir de la douce léthargie qui me gagne ! Demain, RE…lever 4h du mat pour une deuxième tentative sur Leh. Cette rivière gelée semble vouloir nous résister. Allez je craque, je lâche tout…

  Dimanche 27 Janvier 

Fleuve Gelé 039
Survol de la chaîne Himalayenne

 Ma nuit fut bizarre, endormie à 18h, réveillée 22h30 sans doute trop fatiguée. J’ai du prendre quelque chose pour me rendormir, me forcer à dormir pour récupérer. Lever  4h, départ 4h30, cette fois on y croit. Aux nouvelles, ciel dégagé sur Leh, avec la neige d’hier ce sera chouette. J’espère que la hausse des températures n’aura pas d’incidence sur le fleuve enfin on verra. Histoire de pimenter encore un peu plus ce départ, le minibus crève sur le chemin de l’aéroport. Nous voilà de nuit sur le bord de la route attendant un bus de rechange car bien entendu, pas de roue de secours. N’oublions pas que nous sommes en Inde. La vie indienne a l’art de vous rendre zen ! Nous nous adaptons avec bonne humeur. Pour quand le prochain contretemps ?

Bon, nous voila de nouveau à subir les multiples contrôles rigoureux de l’aéroport, les queues interminables, les fouilles aux corps, en gros le parcourt du combattant pour parvenir enfin jusqu’à l’avion ! Miracle on y est …

Actuellement, nous survolons l’Himalaya tout de blanc vêtu un ciel bleu sur ce paysage grandiose, un spectacle à vous couper le souffle, c’est tellement beau que cela semble irréel. Cette immensité, ces montagnes à perte de vue. Le majestueux Everest si haut, si petit à l’horizon. Le soleil et ses jeux d’ombre et de lumière sur ces sommets mythiques. J’ai pris des photos, encore des photos pour immortaliser le survol de ce décor de rêve, grâce à l’appareil que Gérald m’a offert dans cette intention pour Noël. J’espère qu’elles seront magnifiques.

L’avion est presque vide, juste une expé anglaise, ainsi qu’une petite équipe de français (quatre en tout). Une tête à chaque hublot ! Je reste les yeux rivés à cette petite fenêtre, sans pouvoir m’en détacher pour m’imprégner de cette beauté qu’il est difficile d’imaginer tant qu’on ne l’a pas vu de ses propres yeux. Je suis heureuse. Par moment, on aimerait que certaines minutes ne s’arrêtent pas, que le temps l’espace d’un instant se fige. J’ai de plus en plus hâte de mettre le pied sur cette rivière gelée.

Nous amorçons la descente sur Leh après 1h30 de vol. La charmante voix de l’hôtesse nous annonce une température de -25°C avec du vent sous un soleil radieux. Waouh ! Rien à voir avec les -17°C de Raju. Le premier contact avec cette terre Laddaki restera un moment inoubliable. Raju est là pour nous accueillir, la température est encore plus intense que prévue. Le thermomètre ne s’arrête t-il donc jamais de descendre dans cette région ? -27°C au final. La première respiration est dure, tout brûle du nez à la gorge, violente la transition ! Le -30°C devrait être pour cette nuit. Apres les dix premières minutes d’asphyxie, on refait surface et le froid semble supportable, j’ai bien dis semble…

Ça y est le stylo renonce, il n’est plus d’accord avec le climat.

Fleuve Gelé 053
Chapati et thé au lait

Verdict : Encre gelé ! Je passe donc au crayon papier (je l’avais prévu). Donc revenons à Leh, une ville plus conséquente que je ne l’imaginais située à 3500m d’altitude. Nous sommes en hiver et de nombreuses  échoppes sont fermées, dommage. Nous passerons la nuit dans un guesthouse vraiment sympa, accueillis par la traditionnelle écharpe de bienvenue bouddhiste de couleur blanche ou crème appelée ‘Kata’. Les propriétaires sont adorables Nous sommes reçus comme des princes,cela ne m’étonne pas de Raju. Avant le repas de midi, petite ballade sur les hauteurs de Leh avec Joan, au monastère de Tzemo 3700m. Vue magnifique sur la ville. Maintenant, repas au soleil. On peut y croire ! Avec moufles et doudoune cela va sans dire.

Lundi 28 Janvier

Fleuve Gelé 057
Mosaïque de givre

La nuit fut courte mais correcte après quelques angoisses. J’ai du puiser dans mes ondes positives cela commence bien. Sans doute l’effet de l’altitude liée au froid intense, toute la journée d’hier fut parsemé de petits trous de mémoire. Toujours à la course de mes affaires essaimées de part et d’autre, impossible de me concentrer. Mes neurones étaient de toute évidence en phase d’acclimatation eux aussi et ne trouvaient plus le sens de la marche.

Quelle panique ! J’avais perdu mon petit cahier sans pouvoir le localiser ainsi que ma trousse du Kenya, son indissociable compagne. Heureusement les cinq autres têtes étaient là pour moi. Ouf ! Sauvée grâce à Joan. Le cahier négligemment oublié sur une chaise à l’extérieur. Mille pardon petit cahier, c’est la faute de mes neurones.
Donc en attendant les ‘Chapatis’ du petit déjeuner, je me rattrape…en dépit des doigts engourdis. Au coucher dans la chambre, température 0°C, ça caille, les vitres, décorées par de belles arabesques de givre, superbe ! L’opération toilette de milieu de nuit s’est avéré dangereuse. Glissades … l’interaction entre carrelage et chaleur humaine s’étant matérialisée par une pellicule de glace invisible mais on ne peut plus efficace. Au lever -4°C ( pas de chauffage). Ce matin, cela va mieux, j’ai retrouvé mes esprits. Quelle drôle de sensation, j’ai eu l’impression de flotter, le corps dissocié de l’esprit, en décalage. Bon aujourd’hui tout semble en phase, tant mieux !
Je suis contente, cette nuit, contrairement à François L et Joan, je n’ai pas été gêné par des maux de tête, c’est déjà ça . Chacun son style pour s’adapter !
Au fait les jeux sont faits, je crois que la cohabitation définitive se fera avec François L.

Aujourd’hui journée d’acclimatation obligatoire, le jour perdu au départ sera rattrapé sur le parcours par de 2h de marche supplémentaires par jour. Ce matin visite d’un grand monastère et quartier libre l’après midi que j’ai mis à profit pour me promener seule au travers des petites ruelles de Leh. Je parlais du pays des glaces, on n’en est pas loin, ici tout gèle. Se déplacer au hasard des ruelles relève de l’exploit. Il faut apprendre à mettre les pieds où il faut, sinon glissades assurées. Un vieil homme, me voyant les yeux tournés vers les hauteurs, s’est proposé (du moins c’est ce que j’ai compris), de m’indiquer le chemin jusqu’au fortification surplombant la ville. Alors, je l’ai suivi . Heureusement car à la nuit tombée, je crois que j’étais toujours là perdue dans les ruelles glissantes du vieux Leh
J’ai réussi à avoir Gérald au téléphone, je suis contente.
Demain nous quittons notre guesthouse, direction Shiling et premier contact avec la rivière gelée. Aussi première nuit en tente sur glace. Le -4°CFleuve Gelé 145 de cette nuit nous semblera une vraie douceur. Ce soir, vérification et choix du matériel (nous pouvons en laisser ici), car maintenant on va passer aux choses sérieuses, fini la rigolade. Nous n’allons pas tarder à nous coucher, toujours 0°C, le plus dur est d’enlever une couche pour se glisser dans le duvet. Juste un mauvais moment à passer !

 

 

 Mardi 29 Janvier

Fleuve Gelé 160
Camp de base

Assise autour d’un poêle, dans un abri rudimentaire au bord du Chaddar, « l’hôtel Zanskar », je prends mon cahier pour lui confier nos misères une fois de plus. Nous cumulons, à croire que cette rivière gelée ne veut pas de nous. Nous sommes exactement au point de départ de notre expédition, les pieds impatients de s’engager sur les rives, sauf que nous sommes seuls sans porteurs. Partis l’équipe au complet de Leh dans trois minibus, seuls  deux sont arrivés à destination. 4h d’attente et toujours sans nouvelles de nos porteurs, la poisse !

Enfin Raju, un peu inquiet nous fait part de la situation. Le véhicule des porteurs est en panne à 14Km du camp, essieu cassé. Ils attendent un véhicule de remplacement, « out complet ». De toute évidence, nous allons passer la nuit ici. Notre patience est mise à rude épreuve, on arriverait presque à en rire si cela ne compromettait pas la réussite de notre descente. Côté patience je suis zen, de toute manière je n’ai pas le choix. Le soleil est tombé ou plutôt masqué par les montagnes. Le froid est de plus en plus intense, la proximité du fleuve apportant une  humidité supplémentaire. Même près du poêle, je sens les degrés sous zéro gagner mes pieds, les mains cela va encore. Je garde les gants polaires pour écrire. Je crois que pour les prochains jours à venir l’écriture ne sera pas évidente même si la volonté y est.

Revenons à l’histoire de nos porteurs, le plus dur pour nous est de voir partir sous nos yeux les deux autres expés (ceux de l’avion), mais bon ! J’espère que cette série noire touche à sa fin car à force de perdre un jour tous les deux jours, il va falloir galoper, sur glace vive cela risque d’être sportif…

Claude vient de me rejoindre, cela va mieux. Je me sentais un peu seule au milieu des locaux tous serrés les uns auprès des autres autour de ce poêle (tout ce qu’il y a de plus local) dans l’espoir d’un peu de chaleur. L’inaction est la pire des choses contre le froid, il va falloir que je me bouge, quand il vous prend, il vous garde prisonnier un long moment. Mais n’y pensons plus, parlons plutôt de ce fleuve qui à la particularité de changer de nom, original ! L’été, libre et tumultueux, on le connaît sous le nom de Zanskar, l’hiver prit par les glaces on l’appelle le Chaddar. La première partie de sa rencontre avec l’Indus, jusqu’a Shiling, où nous sommes actuellement, il n’est plus utilisé comme moyen de communication fluviale, va-t-on dire. La civilisation étant passé par là. Une route enfin une piste améliorée, le surplombe ayant pour terminus notre camp de base. Nous avons pu de ce fait l’observer à volonté, une vraie beauté, Je crois qu’il va falloir s’attendre à des difficultés, il est loin d’être gelé mais c’est ce qui en fait toute sa beauté. Les difficultés nous les affronterons le moment venu.

Bon, je sors une minute histoire de prendre l’air et de prendre une photo. Saisissant ! La chaleur humaine avait du bon ! Je rentre, me voilà de nouveau entrain de me frotter les mains en attendant que l’on monte nos tentes. Et oui ! Nos porteurs sont enfin arrivés ! L’après midi est bien avancée…

Par moment le vent aidant, le froid est si dense que nos neurones ont du mal à se tourner vers l’extérieur, malheureusement on ne pense plus qu’égoïstement à sa petite personne. Je pense que l’organisme va passer par une phase d’adaptation au froid d’un jour ou deux, nous avoisinons les -15°C.

Avec Claude nous sommes seuls à être  restés au camp, les autres sont partis en reconnaissance sur les rives du Chaddar. Cela me fait du bien de parler à mon petit cahier, cette fois plus confident et ami que reporter touristique.

Allez je le referme pour faire aussi un petit tour avant le repas du soir car à la longue je sens le froid m’engourdir alors autant bouger.

Je m’engage seule sur la piste surplombant le fleuve. Vu de haut, il est grandiose, majestueux. Si impressionnant soit-il, il ne me fait pas peur. Je suis là, le dominant. Je l’observe, nous faisons connaissance, je l’apprivoise. Ce que j’écris peut paraître étrange mais ce lien que je tisse avec le Chaddar ce premier jour est pour moi très important. J’ai besoin de m’en faire un ami pour m’engager en toute confiance dans son lit sans appréhender les éventuelles difficultés à venir.

Tout au long de cette promenade solitaire, pleine de réflexions, seul l’envol des perdrix des neiges brise le silence. Chose étonnante, elles n’ont pas encore pris leur parure blanche d’hiver contrairement à nos régions et n’ont pas encore droit au nom de « lagopède ».

Fleuve Gelé 173
Premier contact avec le Chaddar

Je croise quelques hommes, rassurant, ils ont l’air aussi frigorifiés que moi, rentrant après leur journée de travail, la prolongation de cette piste, la future route reliant Leh à Padum. Encore des années de travail, vu les conditions hostiles. Quand ce projet touchera à sa fin, s’en sera alors fini du côté magique du Chaddar. Je ferai partie de ces quelques fous qui auront eu la chance d’utiliser cette voie de communication dans son authenticité. Tout cela fera partie dans quelques années de l’histoire du Ladakh. Le soleil baisse, il me faut faire demi-tour . Mes compagnons vont peut-être commencer à se faire du souci…

Mercredi 30 janvier

12h30, pause repas au bord du fleuve. J’en profite pour coucher quelques mots sur mon cahier, toujours à porté de main. Quel début de journée !

Fleuve Gelé 171aMa nuit fut agitée, troublée de rêves et de cauchemars, sans doute l’effet de l’altitude, rien d’exceptionnel pour les personnes aux rêves faciles mais trop c’est trop. Épuisant ! Ensuite l’épreuve reine, sortir du duvet pour la pause pipi nocturne ! Le froid ayant la faculté de stimuler notre système d’évacuation. Juste le temps de lever les yeux ! Ciel couvert.  Au coucher, panique le cœur s’est mis à cogner, un quart d’heure d’angoisse ! Au lever, surprise, la neige avait recouvert nos tentes d’une fine couche, superbe !

Fleuve Gelé 183
Fine pellicule de neige

Ça y est nous voila partis sur les rives du Chaddar. Mon dieu que c’est magnifique. Quelle étrange sensation d’être si prés de ce fleuve, par moment si calme, à d’autres si agité. La glace recouverte de cette fine pellicule de poudre blanche, à la fois rassurante et traître, nécessite une concentration de tous les instants pour éviter la chute. Je regarde notre guide Tenzin évoluer  sur le fleuve, il utilise un bâton pour tester la glace et choisir la meilleure trajectoire. Il est dans son élément cela se voit. Originaire de Padum (capitale du Zanskar, notre objectif) ainsi que l’équipe de porteur, ils semblent tellement à l’aise. Pour nous c’est le premier contact, la recherche d’équilibre. J’observe la technique de Tenzin , jambes légèrement pliées, buste droit pour la stabilité, à laquelle j’associe mes années de patinage. Cela devrait le faire. Je suis confiante, j’apprendrai à connaître cette glace. Elle m’attendra.

 

Fleuve Gelé 219
Passage délicat…

Après une heure de marche tranquille, nous voilà confronté à notre première difficulté de taille. Le fleuve ne nous laisse aucune possibilité de progression sur glace, seule solution, le passage en corde tendue, pieds plaquées sur la roche au dessus de l’eau. Moment un peu chaud. Tous regroupés, nous attendons chacun notre tour, dans le froid. Pour les porteurs le passage sera d’autant plus difficile, le poids de leur charge les entraînant vers le fleuve. N’oublions pas qu’un bouillon à des températures de -15°C,-18°C, on à du mal à s’en remettre, hypothermie assurée, oups j’en passe des meilleures. L’aventure avec un grand A commence. Première  confrontation avec la question fatale: pourquoi suis ici ? L’attente et l’agitation dans l’équipe de porteurs ne faisant qu’amplifier le stress de la situation. Constance se rappela à moi. Le lâcher-prise !

J’avoue avoir puisé dans mon énergie pour me lancer mon tour venu, secondée par Raju (guide et alpiniste Indien) en qui j’ai une grande confiance et encouragée par Yves (alpiniste français). Le rêve ! Je suis assez fière de cette première épreuve en attendant les suivantes ! Car il y en aura sûrement d’autres. A ma grande surprise je dirais que j’ai même été assez à l’aise, je crois que j’ai grandi d’un centimètre…

D’ 1m60, j’en suis à 1m61.

300m plus loin, un autre petit passage délicat d’un autre genre. Le bord du fleuve ayant dégelé sur 20cm, à première vue pas d’autre solution que les pieds dans l’eau gelée. Dans nos régions pas de souci, ici dramatique, car les chaussures mouillées font entrevoir avec le froid des engelures si l’étanchéité n’est pas au top. Un jeune porteur, me propose de me prendre sur son dos, j’accepte. Des pierres sont disposées pour faciliter le passage. Certains porteurs préfèrent enlever leurs chaussures pour les garder au sec. Les voir ainsi les pieds nus dans l’eau gelée, réveille en nous un petit sentiment de culpabilité. Leurs extrémités sont rouges violacés par le froid.

Je reprends le crayon, il est six heures, je suis au chaud dans mon duvet pour te relater cher petit cahier les péripéties de l’après midi. Au point repas, nous avons rejoint l’équipe Anglaise partie la veille. Quand nous décidons de lever le camp, côté anglais un de leur guide nous conseille de poser le camp de nuit sur place car à 1 km en amont, il n’y à plus de passage. 60cm d’eau avant que le pied ne rencontre la glace. Le blanc dans notre groupe, flûte encore une tuile ! Attendre un jour de plus et pour nous, fini l’espoir d’arriver à Padum. Après discussion, nos hommes décident d’aller voir de plus prés. Moi je suis, je n’ai pas le choix. Bien nous en a pris, on a pu éviter la zone en passant par une vire enneigée. Pour le vertige, OK c’est bon. A ce régime là, je crois que je vais devenir une géante. Mais ouf, c’est passé.

Fin mot de l’histoire, cette « info » avait pour but (papotage de porteurs) de laisser partir les anglais devant afin qu’ils puissent occuper les meilleures places du prochain camp à leurs aises. Celui-ci étant juste pour deux expés. Dégueulasse, je m’excuse mais cela fait du bien ! Ce genre d’attitude surtout dans un environnement où l’on devrait plutôt se serrer les coudes est assez surprenant. AH, ces British !

Nous progressons lentement sur cette partie du fleuve, tous ces contretemps Fleuve Gelé 227nécessitant attention donc du temps. Nous avons de nouveau traversé des zones de dégel (pas le choix). Dix centimètre d’eau et l’inconnu dessous. Chaque pas à son importance, la résistance de la glace devant être testée avant chaque déplacement de pied, celle-ci étant inégale sous l’eau. La concentration doit être à son max ! Pas question de fantaisie, aucune envie de changer de trajectoire, on se suit pas à pas, les pieds dans l’eau. A chaque « crac », un pincement au cœur !

Je n’arrive même plus à appréhender. Je crois que c’est gagné. Le décor est si somptueux que l’on oublie les difficultés, cela peut paraître paradoxale mais je les accepte à présent comme un jeu. Cela fait partie du Chaddar ! Je me sens bien.

La plus grande difficulté pour moi, est la période du soir, où le froid parfois pas si intense (-10°C,-15°C) s’immisce en moi. Nous n’avons qu’un petit brûleur dans la tente mess, si les pieds sont mouillés c’est la galère ou le duvet direct.

Etre seule, qui plus est la seule femme est parfois dur, mes compagnons sont tous très agréables avec moi et aux petits soins mais par moment avoir une présence  proche me ferait du bien. Bon, ne laissons pas le blues montrer le bout de son nez !

Ce soir le ciel est magnifique, constellé d’étoiles. Dommage qu’il fasse si froid, je pourrais rester des heures à le regarder, même si mes connaissances astrologiques sont plus que limitées, simplement pour sa beauté, sa pureté annonciatrice de froid. Bonne chose pour le fleuve.